Le développement quantitatif de l’offre parascolaire, permettant notamment de répondre à l’accroissement de la participation des femmes sur le marché du travail, implique aussi de tenir compte des aspects qualitatifs de l’accueil. Comme le soulignent plusieurs études scientifiques, les enfants peuvent pâtir d’un accueil de mauvaise qualité (voir notamment le rapport de l’OCDE 2017 sur l’éducation et l’accueil des jeunes enfants).

Le Conseil fédéral a adopté, lors de sa séance du 20 juin 2018, le rapport national de la Suisse sur la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable. Le domaine de l'accueil de l'enfance est plus particulièrement concerné par l'objectif no 4 consistant à assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie (ODD 4).

La Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil national (13 voix/10 voix) propose d'engager jusqu'en 2023 un crédit de 130 millions de francs afin d'ouvrir de nouvelles places d'accueil pour les enfants.

Suite à la consultation menée dernièrement par l’Établissement intercommunal vaudois pour l'accueil parascolaire (EIAP), l'Association des parents d'élèves (APE-Vaud) remet en cause la volonté des communes de diminuer les coûts de l'offre et donc de revoir à la baisse les normes de qualité.

Le parlement vaudois a accepté fin janvier 2017 la révision de la loi sur l’accueil de jour (LAJE). Celle-ci confie notamment l'élaboration d'un nouveau cadre de référence pour le parascolaire à l’Etablissement Intercommunal pour l’accueil Parascolaire (EIAP).

Lors de sa séance du 20 juin 2018, le Conseil fédéral a nommé l’ancienne chancelière d’Etat de la République et Canton de Genève Anja Wyden Guelpa à la présidence de la Commission fédérale de coordination pour les questions familiales. Anja Wyden Guelpa succède à la conseillère d’Etat zurichoise Jacqueline Fehr qui a remis son mandat à la fin de l’année dernière.

Dans le cadre de l'impôt fédéral direct (IFD), le Conseil fédéral propose au Parlement que les parents puissent à l'avenir avoir la possibilité de déduire de leur revenu jusqu'à 25 000 francs de frais de garde par an et par enfant. À l'heure actuelle, ce plafond se situe à 10'100 francs.

Deux conclusions émergent de l'étude "Devenir parents réactive les inégalités de genre : une analyse des parcours de vie des hommes et des femmes en Suisse" (Social Change in Switzerland, no 14, 2018). Pour favoriser l'égalité au sein du couple, un vrai congé parental et une offre de structures d'accueil suffisante doivent s'imposer - y compris pour les familles à faible pouvoir d'achat.

Les personnes âgées s’investissent fortement dans la prise en charge de leurs petits-enfants. Imposée tant par le devoir familial que le manque d’alternative, cette activité bénévole offre un coussin de paresse à l’action socio-politique. Lire l'article de René Levy, «Les grands-parents, pilier ignoré de l'Etat social», REISO, Revue d'information sociale, mis en ligne le 16 avril 2018.